Tuệ Lạc

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Home Conférences Le Bouddhisme et la Pollution

Le Bouddhisme et la Pollution

LE BOUDDHISME ET LA POLLUTION

Conférencier : Laîc Tuệ Lạc, Chercheur bouddhiste

Traduit en Français : Madame D. Liễu.



*Tout d’abord nous vous invitons à faire la «différence» entre

“La pollution de l’environnement” et

«Le bouddhisme devant ce phénomène néfaste».

 

Parler de “Pollution de l’environnement” c’est présenter la REALITE DE LA POLLUTION ou les résultats néfastes d’une période d’activité «anti-écologique».

*Par contre, parler du «BOUDDHISME ET DU PROBLÈME DE LA DÉGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT», c’est aborder les causes enfouies de la pollution qui sont dévoilées par le Bouddhisme.

-Le premier sujet est en train d’être analysé et constaté par nombre d’intellectuels spécialisés en la matière. Il nécessite des statistiques précises, ou presque, fournies par les chercheurs de l’écosystème du monde entier qui tirent la sonnette d’alarme et trouvent provisoirement une solution efficace, du moins superficiellement, aux facteurs polluants qui sont en train de menacer notre vie.

Vous pouvez suivre l’évolution journalière du niveau de pollution à travers les médias pour en avoir votre propre jugement.

-Le second sujet nécessite les enseignements de l’Eveillé, du Bouddha, qui nous ENCOURAGENT AU BIEN et s’attaquent, de l’intérieur, aux racines profondes qui sont à l’origine de cette pollution. -Dans la causerie d’aujourd’hui, nous vous présentons le second sujet.

Voici par ordre, les principaux points qui seront traités.

A Introduction

Avec les définitions spécifiques des trois termes :

*BOUDDHISME, *POLLUTION, *ENVIRONNEMENT

*Le bouddhisme est un «mode de vie sain et éclairé» ou une voie menant à l’Eveil. Le mot «Bouddha» peut être traduit par «sage éveillé» qui veut dire celui qui connaît le réel et le surréel, qui ne s’y est pas attaché (les deux étant conceptuels, impermanents), celui qui, avec le même état d’esprit (de joie et d’équanimité) transcende le réel et surréel en dépit des vicissitudes.

Or «le Bouddhisme est perçu aujourd’hui par le monde comme une religion fondée par Bouddha». –Cette conception populaire est aussi conventionnelle et relative.

*La pollution, vue par un bouddhiste, est la dégradation de l’esprit et du corps qui est due à un contexte négatif.

*L’environnement est un espace de vie dans son ensemble dont les constituants sont multi facettes, indépendants et en même temps interdépendants.

B- Contenu

Sous forme de suggestions :

*Suivre la philosophie du Juste milieu c’est chercher à vivre dans un ENVIRONNEMENT propre, calme et positif, -la voie d’un Eveillé. C’est mener une existence saine, constructive en s’adaptant à l’évolution d’une façon éclairée. Pleinement conscient de son cadre de vie, qu’il soit propre ou sale, le sujet ne se laisse pas subjuguer ou emprisonner par cet ENVIRONNEMENT.

*Bouddha désigne tous les environnements par le nom global de FACTEUR CONDITIONNANT qui joue un rôle primordial dans la vie. Il est le paramètre indispensable pour confirmer toute relation bilatérale (ou multilatérale) entre l’action et le dénouement, appelé CAUSE et EFFET (=karma). Cet état naturel est en permutation perpétuelle pour créer des cycles environnementaux.

*Lorsqu’on est bien conscient du FACTEUR CONDITIONNANT ou de la réalité environnementale, on ne se pose plus de questions sur la discordance entre causes et effets, dans les trois temps appelés Karma du passé, Karma du présent et Karma du futur, qui sont étroitement liés à l’ENVIRONNEMENT (ou situation commune). -Dans ce cas, nous pouvons nommer le FACTEUR CONDITIONNANT par «élément moteur», lequel a été «personnifié» pour tenir le rôle de «créateur».

*C’est seulement depuis une soixantaine d’années que les Ecologistes nous alertent sur la pollution de l’environnement capable de détruire progressivement ou massivement toute espèce vivante de la planète.

En fait, la pollution de l’environnement humain est due en premier lieu au sous-développement (illettrisme, manque de notion d’hygiène, obscurantisme, superstition), puis à la radioactivité touchant l’espèce humaine, animale et végétale de la planète. Actuellement la pollution est d’ordre chimique puisqu’elle provient de l’exploitation excessive des richesses terrestres et atmosphériques.

*Cependant Bouddha l’a déjà annoncé sous un autre aspect il y a plus de 2558 ans. Il qualifie cette attitude de «vivre sans Dharma», c'est-à-dire «contre la nature» ou «anti écologique». En Pali, dhammà désigne ce qui est propice à la survie (=éclairé), tandis que adhammà est son contraire (=obscurité).

*D’après les autres religions, cette terre (ou environnement) est la création d’un «tout puissant». Aussi a-t-il certainement le pouvoir de résoudre la pollution sur son œuvre. Par exemple, selon les écritures bibliques de ces religions, on entend souvent parler de la colère de Dieu ou de la fin du monde comme… «solution». (?)

*Mais Bouddha découvre une toute autre VERITE. Il démontre que la terre où nous vivons est originairement constituée de karma et de la conscience souillée de l’homme. Par conséquent, c’est l’homme qui doit assainir le corps et l’esprit, et «corriger lui-même son mauvais karma» afin de dissoudre la pollution.

*Faire le ménage de l’ensemble «corps + esprit» et corriger le mauvais karma, c’est justement «mener une vie sage» par les actions, par les paroles et par les pensées, et c’est ce dont nous avons souvent entendu parler et aspirons à le faire.

*L’expression «mener une vie sage» est synonyme de perfection des actions et des pensées (concepts). Mais pour un profane, elle se réfère souvent à un certain nombre d’habitudes que nous connaissons tous déjà, qui consistent à être végétarien, réciter régulièrement les soutras, les prières quotidiennes (matin et soir), aller à la pagode, faire des offrandes et de la charité selon ses moyens et surtout avoir égard aux divinités.

*Par ce sujet, nous n’avons pas l’intention de répéter le contenu de «MENER UNE VIE SAGE» comme les fois précédentes, mais plutôt vous proposer de réfléchir ensemble en profondeur sur cette expression d’une façon efficace et de discuter sérieusement sur la question «comment lutter contre LA POLLUTION DE L’ENVIRONNEMENT, aussi bien sur le plan matériel que spirituel, à l’intérieur de chacun de nous».

*La pollution s’aggrave de jour en jour et menace la vie quotidienne de l’homme, non seulement des régions mais aussi de la terre entière.

*En effet, peu de gens pourraient croire que le fait de jeter les déchets, les objets sales et toxiques sur le sol, dans l’eau (rivières, mer, étangs, lacs) ou cracher de la fumée (=gaz) dans l’atmosphère, ainsi qu’exploiter sans scrupules les ressources naturelles et abuser de la force humaine d’une façon illimitée….est un comportement anti civilisation, anti écologique qui tue la vie, détruit la nature et se retourne indirectement contre soi-même, d’après la pensée Bouddhiste.

*Dans le SUTTA (l’enseignement général), malgré que Bouddha n’ait pas beaucoup parlé de la méthode de défendre l’environnement, et que nous n’ayons pas vu non plus qu’il a critiqué sévèrement la pollution de l’environnement, -qu’il n’ait pas émis des avertissements sur le mauvais karma ainsi engendré, mais dans le VINAYA (règlements monastiques) et dans l’ABHIDHAMMA (philosophie analytique de l’esprit) nous savons pertinemment que le code monastique sur la propreté indispensable pour les religieux et le traitement de facteurs psychiques (ensemble avec la conscience et la subconscience) sont abordés sérieusement.

Aussi pendant 45 ans d’enseignement, pour soulager la souffrance de l’homme, jusqu’à sa disparition, le Buddha n’a pas cessé de souligner que la vraie cause de la souffrance est que l’esprit de l’homme est déjà pollué gravement par la CUPIDITE, la COLERE et l’IGNORANCE.

*Si nous lisons bien les lois ou règlements régissant l’habitat, les conforts et les activités quotidiennes des disciples habitant dans les monastères ou dans la forêt profonde, nous nous apercevrons que ses conseils renferment pleinement l’idée que pour MENER UNE VIE SAGE il faut garder les environnements spirituel et matériel propres.

*A partir de là, les laïcs bouddhistes doivent se plier à cette logique. Seule différence avec les moines, c’est juste la simplification de son application, puisque les premiers continuent à vivre en communauté dans la société profane composée de toutes catégories de gens.

*D’après le Bouddhisme, parmi toutes les pollutions, la pollution spirituelle est à l’origine de toutes les autres. Et en dehors de la «discipline physique», (corps et paroles) qui réduit les conflits sociaux, la «discipline spirituelle» ou la discipline de méditation « TECHNIQUE DE ZEN » est aussi indispensable car elle aide à purifier l’esprit, empêche peu ou prou qu’il ne soit pollué par les conventions élaborées par l’homme, sous l’emprise principalement de la cupidité, de la colère et de l’ignorance.

*Si la CUPIDITE, la HAINE et l’IGNORANCE peuvent polluer l’esprit et le détériorer, qu’une fois pollué par ces souillures, l’esprit pourra à son tour polluer la vie matérielle environnante, le sujet devenu de plus en plus esclave des ses cinq désirs sensuels ne voit plus le danger à venir. Cela signifie que la pollution est en même temps contre la civilisation et contre l’écologie !

*Étant bouddhistes, nous nous efforçons d’appliquer la philosophie du juste milieu. Nous ne pouvons certainement pas être extrémistes en reniant le côté bénéfique du progrès scientifique. Car c’est là le fruit juteux de l’intelligence.

Mais si l’on observe objectivement, on verra que cette décadence, ou l’attachement né de la convoitise, de la haine et de l’ignorance, n’a pas nécessairement pour cause l’attrait du développement scientifique, mais l’individualisme ou l’égoïsme, même parmi les populations arriérées. Cela sous-entend que ce n’est pas toujours la science qui est responsable de la pollution, mais clairement que c’est aussi à cause du sous-développement et de l’anti-science» !

*Ainsi, les découvertes scientifiques ne sont pas les seules «coupables» de la pollution spirituelle (l’hédonisme), mais le vrai coupable c’est l’égoïsme de chacun de nous, qui sommes séduits par la forme extérieure à laquelle nous sommes attachés depuis l’éternité où le développement scientifique n’existait même pas, le tout sous l’influence capitale du trio pervers CUPIDITE, COLERE et IGNORANCE. Les résultats de la science ne nous sont parvenus que récemment, que depuis plus ou moins de deux siècles.

*Le développement scientifique est en soi inoffensif mais il ne sera plus pareil après que l’espèce humaine en a tiré profit. Nous pouvons penser que le développement scientifique dont l’homme A L’USAGE est un couteau à double tranchant.

*D’un point de vue positif, on ne peut pas nier l’aspect «tranchant» de ce couteau, avec les avantages concrets, comme les suivants :

-L’industrie lourde de la mécanique de plus en plus développée et de la «physique quantique» (infiniment petite) permet de déplacer des masses pondérales énormes, ce que depuis toujours la force humaine n’en est pas capable, surtout dans la construction de bâtiments, de ponts et chaussées, dans les transports aérien, fluvial, maritime et routier, ou au contraire des objets extrêmement petits à travers les matières.

-En ce qui concerne le développement de la chimie, il permet d’obtenir des résultats rapides et des revenus agricoles attendus, de procéder à la transformation des produits et au recyclage des objets, retarder ainsi leur détérioration pour une durée relativement longue. Ce sont les avantages du progrès orienté vers la production et la consommation qu’on voit tous les jours.

-Avec le développement de la nano-énergie telle que l’énergie atomique, il génère de l’électricité pour l’éclairage aux multitudes reflets, ou les rayons spécifiques utilisables dans plusieurs domaines surtout en médecine, ou propulser les engins dans l’espace…

*D’un point de vue négatif, au contraire, l’envers d’un développement scientifique égoïstement conçu est aussi dangereux, parfois même plus que ne l’est l’avers, exemple :

-L’industrie lourde (physique) est à l’origine des bruits néfastes interférant le champ statique dont dépend essentiellement la santé du système nerveux des hommes et des animaux. Ces bruits provoquent des tensions cardiaques et des perturbations nerveuses causant des états de déséquilibre cérébral. Les ondes quantiques (fréquences perçantes) sont une sorte de pression équivalente au courant électrique, ou magnétique, capable de dérégler le fonctionnement biologique, donc extrêmement dangereux.

Evidemment, ces deux effets sont invisibles. Devant une telle situation, la personne non avisée ne sait pas comment réagir.

-Cette chimie multiforme, si elle présente des avantages en augmentant la rentabilité de la production agricole ou en prolongeant la durée de conservation alimentaire, le corps humain après avoir absorbé une quantité de ces produits, emmagasine les germes des maladies incurables, telles que le cancer.

-L’énergie thermique la plus nouvelle, découverte par la science est la nano énergie. Elle permet d’une part de déplacer les machines, les moteurs électroniques modernes et très complexes et de créer des lumières superpuissantes (les ultras rayons par exemple) visant à réaliser des expériences merveilleuses. Cette énergie, d’autre part, a la capacité de brûler la matière à l’état primaire tel que la radio activité qui a détruit toute source de vie organique et qui a bouleversé l’environnement.

*Par ailleurs, d’après le Bouddhisme, la pollution spirituelle et la pollution corporelle (matérielle) au fond ne sont que les deux faces d’une «liasse d'habitudes ou de contractions» (agrégats) engendrant les fondements des systèmes cycliques où commence la ronde du samsara (naissance et mort, début et fin, apparition et disparition).

Ces deux faces interagissent, créant ainsi l’engrenage continu des karma avec toutes les vicissitudes de la vie.

*Le phénomène «de même tempérament» d’un certain nombre de gens provient initialement du «dénominateur commun» (karma collectif) de leur environnement spirituel et corporel des vies antérieures, pour qu’ils se réincarnent dans cette vie, dans des environnements semblables, plus ou moins pollués.

Cela signifie qu’il existe sur cette planète des endroits où les pollutions spirituelle et corporelle sont moins graves que dans d’autres endroits, et ce sera dans un milieu adéquat que ces petits pollueurs renaîtront.

*Pour le Bouddhisme, l’expression «pollution de l’environnement», en dehors du sens de dégradation et d’intoxication du cadre de vie, veut encore dire que la «société a une morale défaillante».

*L’un des 32 signes distinctifs de la perfection de Bouddha est que, contrairement à nous tous, la poussière ne se dépose jamais sur ses pieds (ou plus généralement sur toute la surface de sa peau), même s’il vient de traverser un endroit poussiéreux ou boueux.

-Sommes-nous étonnés devant ce phénomène insolite ? Ceci ne fait que confirmer le bon karma dans ses innombrables vies antérieures où il avait un bon comportement (esprit et corps) vis-à-vis de la pollution environnementale, autant sur le plan moral que matériel.

-Cela signifie que la saleté ne peut être présente et agir dans un esprit noble et pur ! Quand l’esprit est sain, le corps n’a pas envie de polluer l’environnement sous quelque forme que ce soit

*Mais l’attitude du Bouddhiste, tout en reconnaissant la nécessité d’appliquer la législation de l’Etat, concernant la gestion des déchets et la punition sévère des pollueurs qui jettent partout les déchets sales et toxiques, propose que le problème soit traité à la racine, recourant aux enseignements de Bouddha en sensibilisant la population à respecter l’environnement, l’essentiel étant de libérer l’esprit de l’homme de cette pollution gangrénée par la CUPIDITE, la COLERE et l’IGNORANCE.

*Avec cette prise de conscience, si chacun a l’habitude de penser qu’«entretenir l’environnement c’est pérenniser sa propre évolution», le cadre de vie autant individuel que collectif sera propre en profondeur et sain à la surface avec un écosystème préservé durablement. Il ne suffit donc pas de passer une couche de peinture blanche pour embellir provisoirement l’apparence superficielle impermanente, comme c’est la mode vestimentaire, ou pour courir après sa vision profane.

*Comme présenté précédemment, «l’ENVIRONNEMENT» est justement le facteur extérieur, toujours pourvu de deux faces, BONNE ou MAUVAISE (propre ou sale), permettant à l’homme en particulier et à toute espèce vivante en général à progresser (évolution) ou reculer (régression).

-Si l’environnement est en train d’être pollué par une minorité, mais qu’une majorité de la société possède un esprit sain, clairvoyant, décidé à entretenir leur cadre de vie, alors les enseignements de Buddha sont là pour l’aider à améliorer sa qualité, aussi bien corporellement que spirituellement. Leur cadre de vie sera meilleur et, par surcroît, ces résultats positifs peuvent convaincre la minorité inconsciente du danger, à changer ses habitudes en imitant les autres dans l’orientation vers le bien.

-Par contre, d’après «l’étude de la gnose», si la majorité est inconsciente, égoïste, ne cesse de polluer l’environnement et qu’il n’y a qu’une minorité bien pensante, même si celle-ci n’arrive pas à convaincre et orienter la majorité au bien, malgré qu’elle se trouve dans cet environnement décadent, mais grâce à son bon karma, cette minorité bien éclairée sera toutefois moins polluée (corporellement et spirituellement) que la majorité égoïste plongée dans l’ignorance et dans l’erreur.

-D’après le Bouddhisme, l’espèce humaine repose sur des bases de causalités inégales. Ainsi dans la réalité il existe des grands hommes talentueux et vertueux qui tiennent les rênes de l’Etat, telle la position d’un président de la république par exemple. Si ce personnage sait se servir de son pouvoir pour imposer les actions méritoires à ceux qui se sont trompés de chemin, du fait qu’ils sont dans l’ignorance, en les guidant de «l’obscurité vers la lumière», alors la qualité du cadre de vie s’améliorera progressivement et la pollution sera neutralisée. L’empereur Asoka de l’Inde ancienne en est l’exemple type dans l’histoire du Bouddhisme.

C- Conclusion

Avec à l’appui des suggestions praticables

Aujourd’hui «LE BOUDDHISME ET LA POLLUTION» (essentiellement la pollution spirituelle) doit être considéré comme un sujet de conférence, purement moral et de bon sens, visant une contribution zélée, c’est à dire un encouragement au bien dans sa pluralité. Il n’est ni une «philosophie d’évaluation» ni une «norme de justice», et c’est pour cette raison que nous nous permettons de remplacer les deux parties de l’exposé, le développement de l’idée principale et la conclusion, par les deux rubriques «constatations de réalité» et «propositions de pratiques du DHARMA». Autrement dit mettre en application les enseignements du Buddha.

Comme nous l’avons déjà exposé, «la pollution de l’environnement provient de la pollution de l’esprit de ceux qui vivent dans cet environnement avec pour mauvaises causes, le trio CUPIDITE, COLERE et IGNORANCE». La cupidité et l’ignorance associées devient alors les «deux principaux instigateurs». La colère n’est que la réaction du sujet quand la CUPIDITE et l’IGNORANCE ne peuvent pas agir librement.

*Parler de problème néfaste aussi succinctement et ne pas fournir de suggestions concrètes et praticables que nous puissions exercer ensemble, c’est faire perdre du temps. Aussi nous proposons de le vulgariser en ces termes : «rendre l’esprit malsain c’est polluer, par contre, le rendre sain c’est purifier.

-Assainir la vie signifie également écarter le mal, maintenir la bonne conduite, stopper la pollution !

-Considérons l’esprit comme un jardin. Le jardinier lucide l’entretient en le désherbant et en y faisant pousser des plantes odorantes et agréables. En fait, ces «mauvaises herbes et ces belles fleurs» ne sont pourtant pas innées. Elles sont issues depuis l’éternité des trois «mauvaises causes-terroirs» (au sens figuré), que sont la cupidité, la colère et l’ignorance et subsistent pareil à des résidus qui sont incrustés, conservés, bonifiés et ramifiés dans la terre (=nos conscience et subconscience).

-Aussi l’action concrète pour éradiquer la pollution du corps et de l’esprit, surtout celle de la conscience consiste dans le premier temps à réceptionner les objets sains des six sens, qui nous parviennent de l’extérieur vers l’intérieur, pour assainir la «subconscience». L’étape suivante sera la discipline, la concentration et la sagesse.

*Cela veut dire qu’à travers les six sens, les yeux, les oreilles, le nez, la langue, le corps et l’esprit, nous pouvons utiliser les formes, les sons, les parfums, le goût, le toucher et l’orientation tournée vers le bien pour agrémenter notre «jardin spirituel». Nous ne laisserons absolument pas les six objets pervers des sens nous envahir et polluer notre esprit. Autrement dit :

1-Au lieu de REGARDER les images décadentes et viles, nous devons regarder les objets sains (de beaux paysages, de belles fleurs, des lotus, des spectacles éducatifs).

2-Au lieu d’ECOUTER les sons provocants, sexuellement incitants, nous pouvons être attentifs au son de cloche de la pagode, aux prières matinales, aux conférences éthiques, à la musique d’amour universel, ou de solidarité, accessibles à notre compréhension.

3-Au lieu de SENTIR des parfums excitants ou alléchants, nous pouvons nous approcher de la senteur du santal des baguettes d’encens ou du cadre paisible d’un monastère de méditation.

4-Au lieu de GOÛTER des saveurs enivrantes ou stimulantes, nous pouvons pendant la cérémonie du thé stabiliser ces perceptions, ces concepts, les apaiser, les assainir et les orienter vers le bien.

5-Au lieu du CONTACT avec les sensations caressantes, agréables au toucher, pleines de sensualité, envoûtantes, qui entraînent l’esprit vers la déchéance, nous pouvons utiliser cette peau pour faire glisser les perles du chapelet entre nos doigts pour garder notre esprit serein.

6-Au lieu de REFLECHIR sur les tracas de la vie quotidienne comme un hédoniste, nous pouvons penser à une philosophie saine (praticable) ou aux enseignements de Bouddha, et y méditer en profondeur ainsi qu’à son effet éclairant produit sur l’esprit.

*Ces six pratiques de base pour empêcher la pollution spirituelle mentionnées ci-dessus, une fois bien assimilées et maîtrisées conduisent le pratiquant à aimer et respecter les cinq, huit….voire dix préceptes d’une façon naturelle, sans aucune contrainte.

-Il ne jettera plus négligemment les déchets autour de lui. A partir de là, l’environnement communautaire matériel ne pourra pas être pollué. Ceci va de pair avec un «environnement spirituel serein, avec des règles de moralité, de méditation, et l’œil de la sagesse». La PROPRETÉ de l’espace vital sera accrue et renforcée, ce qui rend le cadre de vie d’autant plus accueillant.

En vous remerciant de votre attention, nous nous permettons de partager avec vous les mérites de cette causerie.

 

TL (Nguyen Georges)


 

Mise à jour le Mardi, 17 Janvier 2017 10:40  

.

phap-luan-01-120.jpg

TEXTE EN FRANCAIS