Tuệ Lạc

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A quoi sert LA VIE et SON BUT

Conférence du 12/12/2015

A quoi sert «LA VIE» et «SON BUT»

Exposé en Vietnamien par Tuệ Lạc.

Traduit en Français par Dr. Phan Như Mai

A-Introduction.

Le terme «VIVRE» dans ce titre est fondamental.

Donc, avant tout il faut saisir globalement le sens de l’expression «C’EST QUOI LA VIE ?».

Par «l’observation intuitive directe» de façon objective, dépassant toute considération philosophique, on peut dire que «LA VIE» est l’expression de tous les fonctionnements naturels de l’univers.

Si tous ces fonctionnements se limitaient à des phénomènes concrets, la vie serait un héritage de nos parents, de nos ancêtres, de notre race, combinée aux conditions climatiques et à la notion de nation. En un seul mot, «VIVRE» c’est perpétuer la nature.

L’expression «Fonctionnement naturel» dénote un caractère irrésistible. Par exemple, un enfant né de l’amour du père et de la mère, doit vivre et avoir des activités. Et toute la descendance est dans l’impossibilité de débuter volontairement son existence.

Ceci est le caractère totalement passif qu’une grande partie de l’humanité, n’ayant pu trouver une explication adéquate, pense que :

«LA VIE  est un produit temporel de la Créature» ou

«LA VIE est l’expression de l’omnipotence du Créateur» (la volonté de Dieu).

Et dès que la vie commence (ou naissance)

Chaque être vivant doit passer par les étapes : VIEILLESSE, MALADIE et MORT.

Si c’était la vérité absolue, alors le problème posé n’aurait aucun intérêt, puisque la réponse à la question «A QUOI SERT LA VIE et SON BUT» serait donnée par l’appareil créateur ou un Dieu omnipotent qui préside et qui a tout accompli.

Malgré tout, en posant la question «A quoi sert la vie et son But», nous nous plaçons en position de personnes actives. Nous n’acceptons notre position passive que de la naissance à l’âge adulte. Mais après, nous pouvons recentrer nos activités (A quoi sert la Vie) et prévoir les conséquences de nos actes (But de la Vie).

Des penseurs anciens et contemporains, de l’ Orient à l’ Occident, ont beaucoup œuvré pour apporter la réponse à la question posée. En toute considération, aucune solution parfaite ne pourrait être valable éternellement. Car, chaque civilisation a ses multiples orientations (A quoi sert la Vie) menant à des résultats différents (Le But).  

La Vie englobe la vie matérielle et la vie psychique. Et l’ évolution de la vie matérielle est facilement identifiable. Par contre, celle de la vie psychique (dans le présent, sans encore parler de l’avenir) est plus difficilement décelable. Car ceci dépend de l’intensité de LA FOI, DE LA RELIGION ET DE LA CROYANCE.

La grande majorité des gens de ce monde trouvent que «La Foi en la Religion constitue de façon évidente le principal mode de vie mental». L’influence de certaines idéologies capables de rallier un grand nombre d’adeptes peut être assimilée à celle d’une Religion.

Le Club des «4T» de la Médecine et Pharmacie Traditionnelle a été crée par des adhérents atteints de cancer (d’après les informations du docteur Quan-van-Hung, le chef de file du projet). Et bon nombre de nos auditeurs d’aujourd’hui pourront en être des victimes (à des degrés différents). Cependant, ceci ne veut pas dire que cette conférence sur «A quoi sert la vie et son But» n’est réservé qu’aux malades mais à tout le monde.

Malgré qu’une partie du sujet se rapportant à «T1» (en vietnamien Tôn Giáo) proposée par le Club, se compose de :


1. Religion (une croyance saine)
2. Sport (exercices corporels) (en vietnamien : Thể thao, T2)
3. Alimentation (nutrithérapie appropriée) (en vietnamien : Thực phẩm, T3)
4. Médication (traitement bien adapté).(en vietnamien : Thuốc men, T4)

Les autres parties du sujet doivent se centrer sur la Vie dans son ensemble, et être abordées de façon la plus vaste et la plus objective possible. Bien évidemment, le sujet n’est pas nécessairement traité que dans le cadre du bouddhisme.

Par conséquent, le contenu de «A quoi sert la Vie et son But» doit être présenté de manière concrète et dans ses généralités. Aussi les notions telles que «Vie saine» ou la Prévention (physique aussi bien que psychique), et «Vivre sa maladie», ou  accepter la réalité, doivent être suivies d’un débat rationnel.

Plus particulièrement, selon le Bouddhisme, que nous apporte le «T1» ou Religion dans le domaine de la Santé, de la Prévention et la Thérapeutique ?
Sans perdre de temps, allons droit au sujet. Le Bouddhisme appelle, les manifestations des fonctionnements naturels précitées dans l’introduction, les manifestations du Karma (Karma individuel et Karma collectif).

B. Exposé

Exposons les principaux contenus et commentons sur place :

Vivre, c’est traverser un «cycle» dans le déroulement du Karma.

Le Karma est provoqué par nous, donc, nous pouvons le Bonifier et Espérer.

Les conséquences du Karma et le But de la Vie sont les 2 facettes d’un même problème.

Espoir, Vœux, But signifient «s’orienter vers quelque chose de meilleure».

Et la connaissance de la Vie varie en fonction de l’âge.

Les 4 étapes de la Vie : Naissance, Vieillesse, Maladie, Mort sont un processus naturel dont personne ne s’échappe.

Vivre c’est répéter les «Activités passées» ou manifester les 2 catégories de «Souvenirs».

        Souvenir physique = Habitudes corporelles, et

        Souvenir psychique (Reflet de la Conscience) = Habitudes de l’Ego.

Une action conduit à une autre.

L’ expression «conduire à» sous-entend relier à l’autre, ou le «But».

Le fait de «conduire à» se base sur les différents facteurs conditionnant l’existence.

-Dans les 2 sens : Bienveillance et Jouissance.

-La bienveillance est l’amélioration mentale, le progrès physique et l’équilibre de l’esprit et du corps.

-La jouissance est la satisfaction mentale, le progrès physique et la dépendance matérielle.

-A travers des expériences de façon réciproque et multilatérale.

-Un penseur occidental, Descartes, disait «Je pense donc je suis…»

(Explication : Je pense … donc je vis). Arrêter de penser c’est mourir.

- Ainsi, penser c’est vivre.

Donc, tout naturellement, il ne faut pas «réprimer» nos pensées.

Mais, on peut les orienter vers la bienveillance.

Grâce à ces pensées bienveillantes, nous savons que :

*Tous les évènements «heureux» survenus dans notre vie sont issus des bienfaits que nous avons effectués dans le passé. C’est ceux-ci qui déterminent notre bon karma, et non pas grâce à la «chance» actuelle.

* Tous les évènements «malheureux» survenus dans notre vie sont issus des malveillances effectuées dans le passé. C’est celles-ci qui déterminent notre mauvais karma et non à cause de la malchance actuelle.

* Ne retenons pas les 2 concepts «Chance» et «Malchance». Car, dans le cycle «Naissance, Vieillesse, Maladie, Mort» il n’existe pas de «Chance-Malchance».

Il n’y a que le Karma correspondant à la Bienveillance ou Malveillance.

Et dans le langage conventionnel, les expériences «Chance-Malchance» sont à relativiser.

(Citer l’histoire du vieil homme ayant perdu son cheval)

Tant qu’il y a Expériences, il y a Réalités.

Ce n’est pas à cause de quelques instants de «Vacuité» (non-forme, non-pensée, non attachement) que nous devons nier la Réalité.

La Réalité est l’objet positif du Zen. Aussi le perfectionnement par le Zen utilise toujours comme thème (Kammatthàna en Pali), ou «objet bénéfique pour concentrer l’esprit».

Et même, dans le dharma du lâcher-prise total (endiguer l’attachement), le lâcher-prise est aussi un moyen de l’esprit qui nous aide à réaliser une vie vertueuse par le dharma du détachement.

Réfuter la réalité (même si elle est éphémère, brève) relève d’une vision utopique. La réalité est encore là, elle continue, et n’a pas encore disparu. Or, renier son existence en se basant sur la théorie de l’impermanence dénote une vision illusoire ou une vie pleine de préjugés. Ceci est une forme de l’Ignorance qui s’accommode à un mode de réflexion regroupant des raisonnements bien éloignés de la Vérité.

Quant à la libération dans le Bouddhisme, c’est une «Qualité». Elle aide à surmonter,  «L’Esprit reconnaît le phénomène mais ne s’y attache pas, il s’en libère».

C’est cela le but du Chemin vers la Libération. Ce «But» ne sous-entend absolument pas que l’esprit doit porter des préjugés devant un phénomène; ou qu’il est négatif, insensible devant celui-ci, se retranche derrière ses idées, et le réfute pour ne pas en subir l’influence.

Plusieurs fois dans les Sûtras, Bouddha nous a enseigné «pour atténuer les sensations de souffrance, vivons avec la Réalité, «ici et maintenant». Regardons courageusement, lucidement les phénomènes dans leur totalité (avec la relation de cause à effet) et acceptons les sereinement pour pouvoir y apporter la solution.

Bouddha nous a conseillé d’observer objectivement et nous perfectionner en nous appuyant sur des expériences concrètes (en train de se dérouler). Il a dit «Tous les Dharmas sont impermanents», ils changent continuellement, mais Il n’a pas dit «la réalité n’existe pas». Quand vous lisez les Sûtras, tâchez de ne retenir que «l’idée et oubliez les mots». Pour autant, n’oubliez pas que «même l’idée est aussi impermanente».  

-Si la Réalité n’existait pas, sur quelle base Bouddha se positionnerait-il pour nous conseiller d’observer objectivement (Vipassana), acquérir une expérience à travers la réalité ?

-Si rien n’existait dans la Réalité continuellement changeante, le dharma de l’impermanence n’existerait pas non plus. Comment pourrait-il se manifester à nous pour que nous puissions prendre conscience du caractère éphémère de toutes choses afin d’atteindre l’ Eveil qui nous libère de tout attachement ?

Mais à cause de l’avidité et l’ignorance, l’esprit confus du profane pense que :

-L’impermanence c’est la Permanence,

-La non-existence c’est l’existence…et…l’existence c’est la non-existence.  

-Admettre un raisonnement contre-nature qui est : faire face à la réalité mais la renier.

-Ceci est une autre forme plus subtile de l’avidité et de l’ignorance !

-La clé du problème consiste à se demander «comment faire face à la réalité, atténuer l’avidité, l’ignorance et ouvrir la voie vers l’amélioration». Ce qui signifie qu’une bonne conscience ait une vision agréable des choses et une mauvaise conscience une vision désagréable.  

Le Dharma du Bouddha sert à purifier l’esprit, bien reconnaître le phénomène et réajuster notre attitude vis-à-vis de celui-ci et non pas pour s’en esquiver.

Le Dharma du Bouddha doit être considéré comme un pont permettant de traverser le courant du cycle de la Mort et de la Renaissance (Samsara).
Il n’est pas non plus une barrière hermétique contre une cascade, hors de la réalité.

Le Dharma du Bouddha ne peut être incomplet ou mal compris, dans la doctrine de l’Eveil.

Le doigt pointant la Lune et la Lune sont deux réalités, deux moyens. Si le doigt pointant la Lune et la Lune n’existaient pas, les réalités et les moyens n’existeraient pas non plus, alors le dharma de perfectionnement n’aurait plus de raison d’être.

Mais c’est surtout l’éclairement (ou plus précisément le dharma de bienveillance) qui sert d’outil pour arriver au but. Et pour un profane qui souvent a mal perçu les choses et s’y trouve bloqué, cet éclairement sera le moyen de progresser, favorisera le transpercement de l’esprit dans l’univers, et la destruction de la vision partisane.

Et lorsque l’esprit bien entraîné devient paisible, épanoui, il sera naturellement libéré de tous les tourbillons étroits et de toutes les frontières… L’esprit désengagé possède une parfaite connaissance et un Plein Eveil que le langage conventionnel ne peut exprimer.

-La vie se compose de tous les actes dus à l’assemblage des 5 agrégats de notre existence (Matière associée au Mental). Et réfléchir est un acte de l’esprit venant naturellement d’un corps bien vivant et capable de recevoir normalement 2 entités (le monde extérieur et le monde intérieur).

Ces 2 entités sont appelés dans le Bouddhisme le Monde extérieur et le Monde intérieur.

L’ensemble des conséquences de ces 2 entités (intérieur-extérieur) par leur expression à travers les 3 sortes de sensations qui sont : la satisfaction, le mécontentement et l’insensibilité…provoquera chez un esprit profane les attitudes d’angoisse, tristesse, peur, colère, indifférence.

Et le dharma de la méditation (zen) par la prise de conscience du corps que nous allons de nouveau vous présenter aujourd’hui, représente aussi un thème (ou «objet pur» pour l’esprit) qui met essentiellement en rapport l’intérieur et l’extérieur en chacun de nous.

Même Bouddha avant d’atteindre l’Eveil se sert de ce dharma de la méditation pour évacuer les mauvaises habitudes, ou tourments : angoisse, tristesse, peur, colère, insensibilité devant toute situation. Ce qui signifie que le But actuel de notre vie est d’être imprégné du dharma de la bienveillance afin d’enrayer ces sensations complexes et désagréables. Créer le bonheur est la réponse à la question «A quoi sert la vie».

Par contre, parler de l’esprit des sages, c’est parler de façon livresque, sans fondement, donc aucune certitude véridique !  

Dans les sûtras, Bouddha a souvent conseillé aux profanes de se détacher du matérialisme et des désirs (corps et esprit) . Car, le corps et l’esprit malgré leur existence sont très éphémères et temporels. Vouloir s’accrocher fortement à eux nous entraînera vers la souffrance puisque l’impermanence causera certainement leur perte.

Quand on dit qu’un objet est impermanent, ceci ne veut pas dire qu’il n’existe pas, mais plus clairement c’est reconnaître avec certitude que cet objet «existe présentement» et est «en cours de transformation». L’impermanence traduit le caractère d’existence temporelle des choses qui vont d’ailleurs disparaître et réapparaître vraisemblablement plus tard sous la même forme ou de formes différentes !

Le sens des 2 mots «non-existence» et «non-permanence» est complètement différent.

La «non-existence» veut dire que ça n’a jamais existé.

La «non-permanence» veut dire que ça a existé mais se transforme continuellement.

Et au lieu de répéter constamment les mots «Impermanence, Transformation, Disparition, Existence temporelle» Bouddha se sert des «paraboles» sans-nomination et sans-forme, parce que la nomination et la forme ne sont pas éternelles, sans pour autant réfuter absolument la Réalité.

Comprendre que les «trois sphères du Samsara» sont inexistantes est aussi absurde que de dire qu’«elles existent». Parce qu’elles incluent alternativement et de façon complexe l’existence et la non-existence. C’est ça «Impermanence» !

Et tout concept situant entre celle de l’«Existence» et de la «Non-existence» dérive toujours d’une vision partisane. C’est ainsi que la «Voie du Milieu» se trouve voilée par la multiplication de cette vision.

La vision de l’éphémère, la vision de l’éternel, et d’autres visions partisanes qui sont instaurées depuis toujours par l’Avidité et l’Ignorance provoquent des discussions interminables chez l’homme.

Dans le sûtra Brahmajalasutta du Bouddhisme, il était écrit :

«Du temps de Bouddha, il existait six Gourous des six grandes écoles préconisant leurs propres dogmes. L’un d’entre eux avait soulevé la thèse de non-existence permettant de grandes discussions. Mais finalement, il n’avait induit aucune démarche à caractère d’éclairement, d’ouverture de l’esprit et de libération…»

Ceci est une forme de vision subjective, obstinée parmi les multiples visions partisanes, instables et sans issue…

Avoir une vision partisane nous enferme dans une réflexion à sens unique par rapport à la réalité et nous fait vivre hors de la Voie du Milieu.

-Même la Voie du Milieu c’est LE SILENCE ! Elle n’emploie pas le langage conventionnel.

Et si sous l’influence d’une vision partisane, on ne possède plus d’attention juste, alors ce n’est plus la Voie du Milieu. D’autant plus que celle-ci constitue le Dharma qui éclaire le chemin du progrès et de la libération. Ainsi, si elle n’éclairait plus notre conscience, donc ne nous conduisait plus à la libération, il ne lui resterait plus que le «nom» !

-N’abordons pas encore l’usage de la Connaissance de la Voie du Milieu pour nous orienter ou rechercher des solutions aux questions portant sur le But de la Vie !

- Comme précité, la vie se compose de tous les actes de chacun de nous.

- Ceci est un vrai sujet courant, réaliste et amplement philosophique. Toutes nos activités sont l’expression des souvenirs (anciennes habitudes) ancrés dans notre mode de vie.

-Pour un particulier, la vie consiste à manger, à dormir, à pleurer, à rire, à être gai, à être triste, à être malade, à être en bonne santé, à se laisser aller, à se perfectionner…Pour la collectivité, l’économie est la vie, l’éducation est la vie, la diplomatie est la vie, la culture est la vie, la société est la vie etc…

- Impossible de tout citer, car il en faut beaucoup de temps !

-Et pour parler du But de la vie, il faut parler des résultats de l’évolution, de l’affranchissement de toutes les sensations telles angoisse, tristesse, peur, colère, insensibilité devant la vie, d’une manière efficace et scientifique.

- Le chemin de l’Eveil (dans le Bouddhisme) ne nous mène pas à un état inintelligent, une vision erronée, sans lumière, avec obscurantisme. Les 3 mauvais dharma du fanatisme, de l’obstination, de la monopolisation religieuse sont les «3 principaux adversaires de l’Eveil, ou de la Sagesse et de l’Evolution».

- Lorsqu’on a réussi à atténuer (ou se libérer) la superstition, l’obstination et la monopolisation religieuse, un profane deviendra un Sage qui dégagera des auréoles et atteint l’Eveil. Son esprit ressentira quotidiennement l’équanimité, la sérénité, et sera en harmonie avec toute chose.

- Autrement dit, vivre la Sagesse pour chacun de nous signifie pratiquer parfaitement les dharma de la bienveillance, purifier volontairement le corps et l’esprit afin de créer du bonheur autour de nous, tout en évitant de glorifier son «non-soi».

- Dans le Bouddhisme, cette pratique dite de «rapprochement des gens» est utilisée pour convaincre, changer, améliorer la société de la manière la plus efficace. C’est la réponse à la question «A quoi sert la Vie ?».

Quant au «But de la Vie» c’est d’atteindre l’ Eveil, ou s’engager dans la Voie de la Sagesse !

-Selon le Bouddhisme, il n’existe pas de prétention, de séduction, de menace ou de contrainte.

Surtout souvenons-nous :

Selon le Bouddhisme, il n’y a pas de critères qui déterminent la Voie du Milieu. Une personne qui avait la chance de reconnaître la Voie du Milieu mais s’y enfermait, se retrouverait rejetée hors de celle-ci. C’est bien regrettable !

C.- Conclusion

Rappelons les principaux points :

*Impermanence et Prise de conscience du Karma collectif à travers les 2 notions : «le BIEN et le MAL».

*Vivre c’est reproduire nos anciens Karmas (Habitudes ou Souvenirs).

*A travers les quatre étapes : Naissance, Vieillesse, Maladie, Mort.

* Karma + Facteurs conditionnant l’existence = Conséquences, sous-entend une chose entraîne une autre.

*Puisque c’est nous qui avons créé nos Karmas, nous pouvons très bien les rendre bienveillants.

*Conséquences du Karma et But de la Vie sont les deux facettes d’un même problème.

* Ne pas réprimer nos pensées mais surtout les purifier.

* S’améliorer est primordial, jouir est secondaire.

(Cependant renoncer à une jouissance raisonnable est excessif).

* Nous sommes nous-mêmes notre médecin et notre seul espoir.

* Nous appuyant sur nos propres expériences de la vie et non pas sur la théorie.

*Restons libres devant deux préjugés inutiles, la Chance et la Malchance.

* Vivre avec la réalité c’est la Pleine Conscience.

Conclure pour répondre :

-1° partie «A quoi sert la Vie ». Vivre c’est pour s’améliorer, pour donner un sens à la vie.

Ce sens englobe toutes les valeurs matérielles et spirituelles de chacun de nous et de toute la société. Un corps toujours en parfaite santé n’existe pas, car selon la loi de la Relativité, personne n’est parfaite ! Mais un esprit sain est possible et représente l’élément déterminant pour donner un sens à la vie. Améliorer un mauvais karma par deux dharmas, et créer un bon karma par deux dharmas aussi. Dans le Bouddhisme, ceci s’appelle «Les 4 Vigilances».

À savoir pratique assidu les suivants :

1/Réduire et supprimer les mauvaises habitudes.

                     2/Éviter l’apparition des mauvaises actions.

3/Développer et accomplir les bonnes habitudes.

                     4/Faire naître les bonnes habitudes.

(Explication complémentaire sur place)

-2° partie «Le But de la Vie». Le but c’est d’évoluer, de vivre dans l’éclairement, la compréhension et la libération dans la Voie du Milieu.

L’éclairement est le début de la Voie du Milieu. Il consiste à rendre l’esprit sublime.

La compréhension est la finale de la Voie du Milieu. Elle aide l’esprit à se libérer.

En résumé, une personne qui sait s’améliorer et évoluer (surmonter toutes les peines) est quelqu’un qui sait «à quoi sert la vie et son but».

Du point de vue thérapeutique, concrètement dans le Bouddhisme, s’améliorer (observer consciencieusement les préceptes et pratiquer la méditation, du ZEN) c’est vivre sainement, éclairer l’esprit, surmonter tous les obstacles et toutes les contradictions, les conflits, les tensions psychiques pour neutraliser : angoisse, tristesse, peur, colère, indifférence. En même temps, l’amélioration permet aussi d’éliminer l’origine et la cause interne de maladie…

Une fois le Dharma de Bouddha bien compris, passons à la pratique.

Nous vous invitons à passer à la deuxième partie de l’activité : Pratiquer la pleine conscience du Zen.

Mais avant de commencer le Zen, relaxons par le Chant de la Compassion (Metta).

Présentation du Zen de la Concentration Corporelle, à travers l’observation des sensations.

Proposer 4 étapes de la concentration corporelle (ou l’introspection) suivantes :

1.Exposer les différentes parties du corps et les 3 mots techniques du Zen, Penser à, Ressentir, Situer l’endroit sur le corps (5 minutes) :
-Montrer les 9 parties du corps dans la posture en assis, ou
-Montrer les 11 parties du corps dans les autres postures (Marcher, Debout, Coucher).
a- Guider par la pratique pour montrer que ce corps est «Mer de souffrance»
b- Appliquer les 3 mots techniques du Zen : Penser à, Ressentir, Situer l’endroit sur le corps.

La concentration corporelle sert de liaison avec la Respiration.
* Toujours essayer la concentration corporelle à travers les sensations partielles du corps, puis de tout le corps,
* Surtout ne pas répéter les 3 mots techniques du Zen dans la t ête.
(Savoir distinguer la répétition des mots techniques du ZEN et exécuter ce ZEN)

2.Guider la Pratique (15 minutes) par :
- Préparer l’état de tranquillité de l’esprit
- Relaxation musculaire avant de suivre les recommandations pratiques
- Le conférencier cite un poème sur la Méditation et remercie l’auditoire.

Merci de votre attention.

Tuệ Lạc.
Mise à jour le Lundi, 20 Juin 2016 13:20  

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TEXTE EN FRANCAIS